Mercredi 15 novembre 2006
par Caplas
LIBERTÉ
 
Liberté, liberté chérie
Liberté, je crie ton nom
Mais ma voix enrouée faiblit
 
Liberté, liberté chérie
Liberté, j'implore ton nom
Il sonne comme un produit
 
Liberté, liberté chérie
Liberté, j'évoque ton nom
Le marketing t'a tout pris
 
Liberté, liberté chérie
Liberté, je murmure ton nom
La pub t'a bien flétrie
 
Liberté, liberté chérie
Liberté, j'annone ton nom
Les médias spolient l'envie
 
Liberté, liberté chérie
Liberté, j'ai oublié ton nom
J'ai trop bouffé et tout vomi
 
Liberté, liberté chérie
Liberté, je chie ton nom
J'ai plus d'sous, je suis parti
 
Liberté, liberté honnie
Liberté, tu n'as plus de nom
Liberté devenue économie
 

Vendredi 10 novembre 2006
par Caplas

Des femmes m'habitent chaque jour. La réciproque est hélas moins vrai.

En tôle, même le parloir est annoncé comme une sanction.
 J'ai envie de vous inviter ce soir. Comme plat principal.

Il est faux de dire que le ridicule ne tue pas. Il tue ceux qui s'en rendent compte.

L'amour est un piège. Il force à penser, donc s'inquiéter. Et plus on aime, plus on se torture l'esprit. Au bout du compte on se chope un ulcère. L'amour est une invention de médecin.

Une bougie, sueur d'abeille, pleure ses larmes de cire.
 
Aimer beaucoup, c'est déjà ne plus aimer tout à fait.

Chez l'homme, le centre est son nombril. En politique, bizarrement, à la tête du centre, se trouve un trou du cul.

L'homme a envoyé des satellites pour s'observer. Il aurait mieux fait d'envoyer des miroirs.

Le talent, c'est dire qu'on en a. Le reste est une histoire de formulation.

Quant t'as le moral à l'automne, ce sont tes cheveux qui tombent.

Je crois autant à l'amitié avec les belles femmes qu'à la sincérité d'un politicien et à la subtilité d'un CRS.

Démocratie : régime à géométrie variable dont le fruit profite non au consommateur mais au producteur.

La masturbation, c'est se concentrer sur un unique objet.

Ce n'est pas de cracher dans la soupe qui est important, c'est de la manger.

La Mort : pute universelle qui se donne à tous gratuitement. 

Ah Madame ! si vos idées étaient aussi avancées que votre âge.

Dieu est en nous ? Qu’il frappe à la porte avant d’entrer la prochaine fois !
 
Le problème avec le racisme est qu’il vient toujours de l’étranger.
 
Une girouette est paralytique comparée à un politicien.

L’amour, c’est comme un orage d’été : ça s’annonce bruyamment, ça tombe d’un coup et ça sèche en un rien de temps.

 
 

Vendredi 10 novembre 2006
par Caplas

Tout est ok, tout est paré, les mecs sont prêts, il manque juste les clés,
La banque est belle, la banque est bonne, j’ai comme envie de la violer

On est bien chauds, les guns en poche, les  thunes en vue si désirées
Comme des enragés, on est parti
Explosée l’entrée, on a bondi
 
La Mort ou la Vie
Des fantômes me regardent, paniqués
La Mort ou la Vie
Une alarme vrombit du tréfonds de l’ennui
Dead or alive
Mais qui sonne le glas ?

Mon artillerie pointe la souris : « Ho, file moi la thune »
Elle sort le blé comme une damnée… Hum je me sens beau
Je suis Dieu qui tient son âme, la pub qui tient son zozo

La Mort ou la Vie
Dehors des crissements de pneus hurlent à la mort
La Mort ou la Vie
Une porte-voix défourailles des mots, encore plus fort
Dead or alive
Putain, des renforts
 
La Mort ou la Vie
La fumée, le sang, ça flingue de partout
Dead or alive
Mon ombre s’effaçant, mon corps geint à genou
Pas de prière, pas le temps, désormais je m’en fous

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