Vendredi 10 novembre 2006
par Caplas
Esclave de mes désirs
Mon corps appelle des soupirs
Que la morale bannit
Que la bonne tenue honnit
 
Mes vingt ans à fleur de peau
Placent la sensualité en haut
De mes pensées inavouées
Mais de mâle façon honorées
 
refrain
L'ordre établit je le vénère
Fier et vif comme le nerf
Les mœurs je les préfère
Comme la plume si légère
 
Les censures ne me touchent pas
De peur de s'y brûler les doigts
Dans la chaleur de mes émois
Bonnes gens pliez pour moi
 
refrain
 
L'amour est ma liberté
Ma libido ma fierté
J'embrasse à pleins envois
La vie que j'ai en moi
 
refrain
 
Esclave de mes désirs
Mon corps appelle des soupirs
Que la morale bannit
Que la bonne tenue honnit

Jeudi 9 novembre 2006
par Caplas

Je recherche avec crainte, l'envie dans de touffus feuillages.

Tropiques à ciel ouvert, je m'engage dans la forêt sombre.

Cette prolifique vie végétale murmure de curieux langages.

Des ruisseaux fluent malicieusement d'une grotte profonde.

 

Les cours d'eau m'entraînent vers une vallée dense.

La musique s'écoule ; allongé sur le sofa, j'hume l'extase.

Danse... Son corps se tord, la grotte s'éventre, la transe.

Je m'engage là où l'inconnu s'accompagne de suaves phrases.

 

Des bruissements cunnilingues s'échappent de cette crevasse.

Mon corps se redresse en découvrant cette humide végétation.

Les Tropiques se referment. Je suis prisonnier de cette masse,

La découverte d'abîmes exhale en moi de fissibles réflexions.

 

Le gouffre haletant et béant, secoué de spasmes suintant,

S'ouvre de plus en plus à mon approche fermement dirigée.

Je me sens absorbé. Plus loin, la musique rythme nos attouchements.

La défloration de cette jungle progresse par saccades aimantées.

 

Tropiques clos. Le puits maintenant est comblé.

La vallée s'entrouvre de nouveau, et soudainement inondée,

Par une coulée de lave blanche vivement projetée... je m'épanche...

Les notes fluctuantes achevées, je retombe à ses cotés. Inanaimé.   

 

Jeudi 9 novembre 2006
par Caplas

De Voltaire à la lune

Comme Hamlet à la poste

Une chaude Verlaine sur le dos

Et Baudelaire de rien

Je gambade dans les Prévert

Cors hauts pour séduire Labiche

 

De Voltaire à la lune

Rimbaud comme un dieu

Je Goethe cette Malherbe

Mais muet. Qui ne dit Maupassant

Je rêve, Marot des songes

Mais sont-ce d'Eluard ou du cochon?

 

De Voltaire à la lune

Comme La Fontaine Feydeau

Mon désir prit Racine

Mais mon Aymé, ma mie

Laissa aux Corneille mes espoirs

Quel amour bien Mallarmé.

 

De Voltaire à la lune

J'avais eu Beaumarchais

Mes illusions au Rabelais

D'amour charnel Du Bellay

Quenaud de me voir si déconfit

Et réduit à me taper une Pagnol

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