Mardi 7 novembre 2006
par Caplas
J'ai la gagne en moi
Un battant, vrai de vrai
La réussite pour seule foi
Le pouvoir pour seul jouet
 
Ouais, le roi de la gagne
Dents longues de requins
Du sentiment m'éloigne
La gloire étanche ma faim
 
C'est le rap de la gagne
La pure, la dure
Ouais, le rap de la gagne
Qui me fait bander dur
 
Mon sexe pour les femmes
Mon fric te brûle les doigts
Mes élus dans la fouille, tu vois
Je soigne mes états d'âme
 
L'humiliation pour témoin
J'aime mes con-temporains
Et mes salariés les bichonne
Leur soulage les neurones
 
C'est le rap de la gagne
La pure, la dure
Ouais, le rap de la gagne
Qui m' fait bander dur
 
Je vénère l'humanitaire
Ingéré un flingue dans l' riz
Quel pied du tonnerre
De r' filer mes trucs pourris
Ouais, la gagne tout pour toi
Te baiser jusqu'à plus soif
Avec mon media du PAF
Des battants je suis le roi
 
C'est le rap de la gagne
La pure, la dure
Ouais, le rap de la gagne
Qui m' fait bander dur

Lundi 6 novembre 2006
par Caplas

Je me complais dans le malheur

J'appelle à mon secours l'horreur

De la vie n'attends aucune faveur

Je me complais dans le malheur

 

Aucun sourire n'efface ma rancoeur

Si muettes sont les grandes douleurs

J'écoute les cris silencieux de mon coeur

Je me complais dans le malheur

 

Je me complais dans la douleur

Bonheur, haut-le-coeur

Bonheur, la peur

Je me complais dans le malheur

 

De la joie, ne suis que l'éboueur

Seules les larmes donnent l'heure

Du désespoir, le beau faiseur

Je me complais dans le malheur

 

De la mort, j'attends la chaleur

Du chagrin, hume le poids de senteur

Sans ennui, sans folie, chaque jour je meurs

Je me complais dans le malheur

 

Je me complais dans la douleur

Bonheur, haut-le-coeur

Bonheur, la peur

Je me complais dans le malheur

 

Du froid, en vénère la saveur

La tristesse est mon unique sueur

Je ne vois que sa couleur

Pour elle, je suis le meilleur coureur

 

Je me complais dans le malheur

 

Lundi 6 novembre 2006
par Caplas
Un matin, un enfant issu des déchets de la terre
N'ayant appris qu'à voler et à marauder
Sans autre culture que sa dextérité
Vivait sous l'unique protection de sa misère.
 
Un midi, s'ennuyant d'avoir trop faim,
L'adolescent fut par un oignon ensorcelé.
Sans larmes à pleurer car toutes asphyxiées,
Il courut de toutes ses forces vers son destin.
 
L'après midi fut celui de la punition.
La faim trancha sa main coupable.
Le jeune homme ainsi rumina sa vengeance.
Le roi le laissa vivre et le jeta dans le sable.
 
Le début de soirée naissait comme la connaissance,
Le verbe et la plume nourrissaient sa révolte.
Vêtu de parchemins, il sema le pays en tout sens ;
L'adulte alimenta les esprits morts de sa récolte.
 
La fin de journée cernait le royaume en transe
Le peuple assemblé et rassasié de souffrances
Vola au roi repu une liberté minime.
La rapine, aussitôt digérée, apaisa leur famine.
Au crépuscule, l'enfant devint leur roi.
 

Publicité

Recherche

Présentation

Calendrier

Septembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          
<< < > >>

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus