Lundi 12 novembre 2007
par Pascal Caillerez

 

Comment décrire cet attribut unisexe particulièrement développé chez les femmes (enfin certaines)? Comment dépeindre ces rondeurs si singulières et fantasmagoriques? N'est-ce pas ce qui distingue l'Homme de la Femme au prime abord? C'est, en général, ce qui retient l'attention de L'Homme. Ces deux globes circonspects, parfois agressifs, se détachant du corps, ne sont-ils pas révélateurs du sex-appeal et, quelquefois, du caractère de la Femme? Les stars, dites provocantes, de Mae West à Brigitte Bardot, ne le sont-elles pas à cause de leurs formes justement provocantes? Cette paire individuelle du physique n'a-t-elle pas motivé les mythes de la mère nourricière et de la vache à lait?  
Toutes ces questions proviennent de la même source : la poitrine féminine. Et oui, même cachés, les seins révèlent la présence féminine, ainsi que le désir des hommes (ou des femmes si nos cons?urs préfèrent les leurs). Ces deux mamelles étant une première indication sur le caractère physiologique et intellectuel de la possédante (c'est du moins ce que croit l'homme). Par là même, ne devrions-nous pas avoir confiance en une femme représentée par une paire de nichons gros commak? Hum? Et les mesdames avec leurs petites rondeurs se dessinant délicatement sous leurs (évidement beaux) atours? Ne sont-elles pas également digne d'intérêt? Naturellement, je ne ferais pas d'inventaire exhaustif de toutes les configurations de ces dames, ce serait trop long ; mais je m'attarderai à quelques préférences (subjectives) de-ci, de-là.    
Par conséquent, traiterai-je d'abord des arrondis les plus légers, moins voyants. Ne sont-elles point mignonnes ces délicates excroissances, fines et (souvent) bien esquissées, évidemment conjuguées avec un corps découlant de ce genre de poitrine. N'évoquent-elles pas une sensibilité et un esprit plus réservé, ou plus lapidaire pour certaines. Probablement ce genre de roberts fait-il moins fantasmer que les plus gros? Certes, mais ils n'en sont pas moins passionnants. C'est alors à l'homme, et ses mains (ou autre), de s'y adapter avec intelligence et précision ; de les contourner avec prudence, puis les enserrer avec précaution (sans doute sont-ils plus fragiles?). Après, place à l'imagination. Or, avec des poitrines plus généreuses (c'est du moins ce qu'on dit, mais est-ce la même chose avec les attributs masculins? On ne dit pas une bite plus généreuse !), la plupart des personnes agissent différemment ; en les agrippant en bloc tout de suite. Peut-être les hommes se disent que plus les femmes ont des gros pare-chocs, plus on peut s'en emparer et les triturer dans tous les sens. Pourtant, il n'en n'est rien. Rendons justice aux seins féminins, leur grosseur n'est en aucun cas équivalent au plaisir qu'on en retire (sinon, pauvre Jane Birkin). C'est-ce qu'on appelle la relativité mammaire. Ce n'est pas parce qu'on a plus de surface à explorer, qu'il faut la défricher entièrement et immédiatement. Il faut de la méthode. Plus on a à visiter, plus il faut être attentif. C'est logique, on ne doit pas en perdre une miette.  
C'est pourquoi, à chaque poitrine, à chaque homme (ou femme) sa technique. Bien sûr... mais alors, comment parvenir, de façon théorique, à l'approche du buste féminin? Vaste programme s'il en est. Doit-on les aborder à la hussard, ou d'une manière plus timorée? Si on choisit la première solution, le risque est que la femme peut sursauter de peur en voyant se précipiter vers elle, l'homme en proie à une furieuse excitation, ses traits marqués par le désir sauvage s'étant emparé de lui. Comprenons donc cette légitime réaction, voir ainsi son partenaire, s'acharnant sur elle en lui malaxant ses deux mamelles (pour les femmes non mutantes), comme si le gaillard recouvrait ses facultés manuelles après quinze années de handicap. Non, ce n'est pas sérieux. De même, la réaction timide consistant à ne pas oser effleurer ces deux globes charnels, surmontés d'une pointe rosée, arrondie et parfois dure, alors que la femme n'attend que cette initiative. Ce n'est plus sérieux.
Voilà messieurs, vous êtes maintenant au parfum, vous n'avez plus de prétextes pour affirmer votre ignorance. A présent vous voici armé, vous saurez faire face à (presque) toutes les situations mammaires. Afin de compléter vos fiches-sexes, nous parlerons prochainement des fesses. Car, comme chacun sait, les fesses et les seins sont les deux mamelles de la femme. 

 


Jeudi 25 octobre 2007
par Pascal Caillerez
Logo-Eden3.jpgAprès les paroles, la musique :  Bretagne Live sur : 

http://www.myspace.com/eden3band 



Vendredi 12 octobre 2007
par Pascal Caillerez
Assis-là, je contemple les allées et venues

Assis-là, je contemple mes vies perdues

 

De jour comme de nuit,

Ma part de macadam vieillit, tout devient gris

Je pars en vrille

De jour comme de nuit,

Je gèle et je grille

 

Je n’imaginais pas quand j’étais ado

De me trouver paumé sur un banc, un clodo

 

Assis-là

Je parle et je pense

Assis-là

Tout seul comme en transe

Assis-là

Je laisse fuir ma vie

Assis-là

Dans la peur et dans l’oubli

 

Assis-là, je revis mes actions perdues

Assis-là, mon job, ma famille, ai-je vraiment vécu ?

 

J’ai fais ce qu’on m’a dit

Parents, profs, patrons, tout ce qu’on m’a dit

Pubs, medias, voter, tout ce qu’on m’a dit

Pas fumer, pas boire, la drogue que nenni

J’ai tant envie de nostalgie

 

Je n’imaginais pas quand j’étais ado

De me trouver hagard sur un banc, un robot

 

Assis-là

Je rêve et je pense

Assis-là

Tout seul comme en transe

Assis-là

Je rêve à une autre vie

Assis-là

Dans le vide et l’ennui

 

Assis-là, je regarde la vie devant moi

Assis-là, le chemin me semble bien étroit

 

J’ai tout à faire, tout à prouver

Ma jungle à combattre dans la cité

Sans envie d’être agneau

Sans envie d’être bourreau

Putain, c’est pas facile d’être un ado

 

Assis-là

Je flippe et je pense

Assis-là

Tout seul comme en transe

Assis-là

J’imagine ma vie

Assis-là

Super-héros ou raté fini

 

Assis-là

Un banc pour toute enfance

Assis-là

Tout seul comme en transe

Assis-là

On essaye de se faire la belle

Assis-là

Nos rêves de gosse accrochés à la semelle

 

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