D’écrits de joie…
Je recherche avec crainte, l'envie dans de touffus feuillages.
Tropiques à ciel ouvert, je m'engage dans la forêt sombre.
Cette prolifique vie végétale murmure de curieux langages.
Des ruisseaux fluent malicieusement d'une grotte profonde.
Les cours d'eau m'entraînent vers une vallée dense.
La musique s'écoule ; allongé sur le sofa, j'hume l'extase.
Danse... Son corps se tord, la grotte s'éventre, la transe.
Je m'engage là où l'inconnu s'accompagne de suaves phrases.
Des bruissements cunnilingues s'échappent de cette crevasse.
Mon corps se redresse en découvrant cette humide végétation.
Les Tropiques se referment. Je suis prisonnier de cette masse,
La découverte d'abîmes exhale en moi de fissibles réflexions.
Le gouffre haletant et béant, secoué de spasmes suintant,
S'ouvre de plus en plus à mon approche fermement dirigée.
Je me sens absorbé. Plus loin, la musique rythme nos attouchements.
La défloration de cette jungle progresse par saccades aimantées.
Tropiques clos. Le puits maintenant est comblé.
La vallée s'entrouvre de nouveau, et soudainement inondée,
Par une coulée de lave blanche vivement projetée... je m'épanche...
Les notes fluctuantes achevées, je retombe à ses cotés. Inanaimé.
De Voltaire à la lune
Comme Hamlet à la poste
Une chaude Verlaine sur le dos
Et Baudelaire de rien
Je gambade dans les Prévert
Cors hauts pour séduire Labiche
De Voltaire à la lune
Rimbaud comme un dieu
Je Goethe cette Malherbe
Mais muet. Qui ne dit Maupassant
Je rêve, Marot des songes
Mais sont-ce d'Eluard ou du cochon?
De Voltaire à la lune
Comme La Fontaine Feydeau
Mon désir prit Racine
Mais mon Aymé, ma mie
Laissa aux Corneille mes espoirs
Quel amour bien Mallarmé.
De Voltaire à la lune
J'avais eu Beaumarchais
Mes illusions au Rabelais
D'amour charnel Du Bellay
Quenaud de me voir si déconfit
Et réduit à me taper une Pagnol
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